Approfondissement de discipline en mathématique dans la partie géométrie: "reproduire, construire et raisonner ", en particulier les activités s'appuieront sur les figures usuelles et leurs propriétés caractéristiques.

Le langage est un fait social dont l’étude révèle des aspects variables de l’organisation des sociétés, des comportements des acteurs sociaux et des relations interpersonnelles qui s’établissent au cours des échanges. Cet enseignement s'intéresse aux facteurs contextuels des langues, à leurs statuts et fonctions ainsi qu’à la gestion politique, institutionnelle et sociale de la diversité linguistique. Il aborde les questions de la variabilité linguistique et s'interroge sur des usages du français et ses motivations dans des espaces de formation visant l’insertion sociale des publics. Enfin, il s'intéresse au rapport entre les compétences de communication des élèves et les attentes de l’école et leurs conséquences sur l'apprentissage et l'insertion sociale.

Objectif et contenu :

Ce cours apportera quelques réponses aux questions « Qu’est-ce qu’interagir et qu’est-ce qu’on peut faire en interagissant? ». Dans un premier temps, nous rappellerons le cadre transdisciplinaire des études de l’interaction, la multidimentionalité de l’interaction et ses caractéristiques générales. Dans un deuxième temps, nous chercherons à répondre à la question posée à partir d’observations et d’analyses d’interactions situées. Nous nous attacherons particulièrement à la dimension sociale, culturelle et pragmatique de l’interaction, en nous intéressant notamment à la façon dont les participants se ratifient, produisent ou reproduisent des petites cérémonies et exploitent leurs ressources sémiotiques pour construire du sens. La négociation de relations interpersonnelles, la catégorisation de soi ou de l’autre comme semblable ou différent, l’évaluation des façons de parler, la production de normes seront, entre autres, au cœur de nos analyses. Nous nous appuierons pour cela sur des interactions relatives à diverses sphères d’activité (centres de formation, écoles, marchés, familles, rap…) et sur les observations réalisées par les étudiants eux-mêmes. 

Ce cours vise tout d'abord à identifier les auteurs, les concepts et les enjeux majeurs liés à l’avènement de la modernité réflexive. Cette nouvelle phase de la modernité se différencie de la société industrielle par la remise en cause du progrès, la déstabilisation des institutions et l’importance accordée à la singularité individuelle. Elle est analysée grâce aux catégories de « risque » (U. Beck) qui met l’accent sur l’incertitude et de « réflexivité » (A. Giddens) qui renvoie à la réflexion de la société sur elle-même. Plus spécifiquement, il propose d'articuler trois approches complémentaires autour d'un questionnement sur la "modernité réflexive" : "L’individualisation, processus central de la modernité réflexive" (François de Singly) ; "Comment les sociétés se connaissent­-elles ? Savoirs, sciences, statistiques, SHS, en société" (Olivier Martin) ; "Techniques d’Information et de Communication, processus d’individualisation et modernité réflexive" (Éric Dagiral) - Responsable : Éric Dagiral

Ce cours propose une analyse des processus de démocratisation et de décentralisation, engagés depuis le début des années 1990 sur le continent africain. A partir d’études de cas, le processus démocratique sera appréhendé comme « processus d’hybridation et d’innovation culturelles », afin de voir comment il renvoie à un enchevêtrement complexe de différentes chaînes de responsabilités et à plusieurs espaces politiques. Dans cette perspective, seront traités plusieurs thèmes : la place et le rôle des chefferies dans le contexte électoral, les enjeux de la participation politique des groupes subordonnés, le clientélisme et la corruption, les imaginaires et nouveaux langages du politique...

Une attention particulière sera accordée aux enjeux du développement, en lien avec les réformes de décentralisation. Face au transfert d’un certain nombre de compétences de l’Etat vers les collectivités locales, il s’agira notamment de s’interroger sur l’émergence de nouveaux intervenants à l’échelle locale (migrants, ONG, coopération décentralisée,…). Une réflexion sera ainsi proposée sur les effets des changements en cours sur les recompositions des pouvoirs locaux et la fabrique du politique.

 Les réponses motivées par la maladie – de rituels thérapeutiques aux programmes de santé publique - peuvent être considérés comme des véritables actes de pouvoir visant à exercer une action sur les individus et les collectivités. Ce cours propose une réflexion sur les façons dont les institutions, pratiques et représentations religieuses jouent un rôle et ont une action dans le champ de la santé, posé comme espace politique. Comment la religion et ses expressions participent à la définition ou redéfinition des représentations de la santé, du corps et des maux ? De quelles manières elles concourent à produire, imposer ou recomposer les normes et les standards de soins ? Quels rôles jouent-elles dans la conception, le renforcement ou la modification des systèmes de valeurs et des politiques définissant les actions mises en place par les systèmes de santé ? Et, dans ces dynamiques de contrôle des sujets et des corps, quelles fonctions prennent l’assujettissement à travers la contrainte et l’imposition explicite de la norme religieuse, mais aussi la domination de l’autre par la transmission des techniques   « rituelles »  ou encore le façonnement des sujets par l’apprentissage d’un « rapport à soi » ?

Comment se transforme une religion lorsqu’elle est transplantée dans un environnement hostile ? Quels sont les moyens qui lui permettent de survivre, de s’adapter, de se conserver ? Quels sont les mécanismes de l’hybridation religieuse ? Les religions d’origine africaine des Amériques sont un
terrain particulièrement intéressant pour répondre à ces questions. On abordera en particulier les origines, les pratiques et les représentations du vaudou en Haïti, de la santeria à Cuba, du candomblé et de l’umbanda au Brésil, mais aussi, à des fins comparatives, les formes du christianisme noir américain aux Etats-Unis.
Ce cours est consacré à la façon dont l'anthropologie a conceptualisé les religions des sociétés non occidentales depuis la fin du XIX siècle.

Dans l’histoire de l’anthropologie, le pouvoir politique a été privilégié, et l'étude des systèmes politiques fut la préoccupation majeure des anthropologues africanistes. Or l’être humain n’est pas soumis à du pouvoir mais plutôt à des pouvoirs pouvant émaner de multiples instances différentes (des dieux, la terre, les ancêtres, l’Etat, etc.). Les relations de pouvoir, dans lesquelles tout sujet est inscrit, se localisent dans les corps, les lieux et les objets. Une  première partie du cours porte sur les pouvoirs divinatoires et les "objets force" (power objects) d'institutions ouest-africaines. la seconde partie aborde les pouvoirs sorciers et le pouvoir de guérison en Afrique centrale. D'une façon plus générale, il s'agit  de réinterroger la notion de souveraineté dans son articulation avec l'Invisible, et ses agents, dans l’Afrique contemporaine.

Ce cours de démographie du développement retrace l'histoire de la discipline en lien avec les problématiques du monde en développement. Il présente les principaux concepts et l'émergence des recherches démographiques sur le monde en développement en lien avec les préoccupations des institutions internationales et des gouvernements lors des grandes conférences internationales sur la population et le développement. Il s'attache à présenter les principales sources de données disponibles dans les pays en développement, notamment les recensements et les enquêtes complémentaires (des enquêtes mondiales de fécondité aux enquêtes démographiques et de santé). Les grands enjeux des relations entre population et développement sont présentés à partir d'études sectorielles de référence dans les pays en développements : croissance démographique et croissance économique, population, environnement et développement, migrations et développement, pauvreté et inégalités etc. Ce cours accorde une large place à l'analyse démographique appliquée au monde en développement, en accordant plus de place à l'interprétation des résultats de travaux de recherche qu'au calcul des indicateurs. 

Vous trouverez ici des documents qui viendront compléter le cours, ainsi que des liens vers des sites utiles pour faciliter votre travail personnel.

Le cours s'attachera à montrer comment, à partir d'un certain nombre d'universaux, dévoilés par l'anthropologie, les sociétés humaines ont développé des formes d'organisation familiale et des rapports entre les sexes extrêmement variés. Cette diversité des normes et des pratiques sera analysée à partir d'exemples puisés dans l'ensemble de la littérature anthropologique

Il s'agit d'apprendre les techniques de l'enquête qualitative en participant à la réalisation d'une enquête par entretiens sur le premier et le second semestre. 

TD de Benoit Céroux : vendredi de 13h à 17h00

Groupes de TD de Muriel Letrait :

Une présentation de pratiques RH est faite, en suivant une approche contingente et politique (Pichault et Nizet). Le tout débouche sur une réflexion sur les instruments de gestion, dans les "chantiers du manager" (Segrestin).

Développement, action humanitaire et religion

Le développement est de plus en plus reconnu comme étant une croyance occidentale alors que la morale humanitaire serait, quant à elle, universelle. La problématique de l’humanitaire reste davantage conçue comme un prolongement de l’étude du développement (international), une forme spécifique de l’aide (aux « autres »). Dans ce cours, nous étudierons les « politiques de la souffrance » à la fois  « ici » et « au loin », en centrant notre questionnement sur les relations entre le développement, l’aide humanitaire et la religion.

Ce cours porte sur les interactions entre population et développement et les défis posés aux pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine. Dans ce cours nous montrerons qu’il faut sortir du « démographisme » (expliquer la démographie par la démographie) et aller vers une démographie compréhensive tenant comte des dimensions culturelle et politique en particulier, afin d’analyser les questions de développement. A partir d’exemples choisis dans les champs de la santé de reproduction et des migrations internationales, nous reviendrons sur quelques grands enjeux de développement. Nous reviendrons également sur la question des politiques de population et l’idée normative qu’il existe des «problèmes de population ».

Le cours est décomposé en 6 séances de CM, 5 séances de TD (exposés) et 1 séance consacrée à la validation.

 

l'ENTREPRISE EST PRESENTEE EN 3 ETAPES

- Environnement : tailles, activités, cycle de vie

- Acteurs : clients, travailleurs, propriétaires

- Système : stratégie, structure, culture

Une grille de "carte d'identité d'entreprise" est fournie dès le départ pour l'appliquer à un cas de son choix

« La famille a changé ». Au-delà du constat, il est nécessaire de proposer des cadres théoriques susceptibles d’aider à la compréhension des transformations de la famille depuis les années 1960 (plus de séparation, diversité des formes familiales, notamment). L’individualisation, processus central de la seconde modernité occidentale, transforme les modèles de référence de la vie privée. On s’appuiera notamment sur les perspectives de Giddens, Beck, Ariès, Bourdieu, Berger, et sur les travaux de la sociologie de la famille en France pour analyser les conséquences de cette individualisation et la production d’une famille à la fois « individualiste et relationnelle ».

Après avoir introduit les différents paradigmes et les grandes étapes du développement qui ont mené aux Objectifs du Millénaire pour le Développement, le cours aborde le développement sous l’angle de la santé. Les politiques de santé occupant une place décisive dans les stratégies de développement économique et social. Des études de cas en Afrique Sub-saharienne ainsi qu’au Moyen-Orient permettront d’étudier diverses questions sociologiques majeures qui s’inscrivent dans une perceptive de changement social et de développement, comme celles des inégalités de santé, de l’efficacité de l’aide au développement ou encore des rapports de genre.


Les critiques publiques tout comme les courants explicitement critiques en sociologie se sont rapidement développés dans les dernières années. La compréhension scientifique en général, et la compréhension sociologique en particulier, sont au moins traditionnellement distingués du savoir social et de la critique publique. Dans ce cours nous poserons d’abord la question de savoir dans quelles constellations sociales émergent des critiques publiques et sociologiques et comment caractériser notre situation sociale contemporaine. Ensuite, on développera la critique sociale et sociologique à l’aide de quelques cas exemplaires. Enfin, on se penchera sur la question de savoir s’il y a et s’il peut avoir un lien entre ces critiques.

 

 

Lecture de base : Jan Spurk, Contre l’industrie culturelle. Les enjeux de la libération, Le Bord de l’Eau, Lormont, 2016.

 

 

Ce cours est consacré à la façon dont l'anthropologie a conceptualisé les religions des sociétés non occidentales depuis la fin du XIXe siècle. On abordera des débats relatifs à l'origine, la nature, les fonctions sociales et symboliques de la magie, de la religion, du sacré, de la possession et du chamanisme.
A partir de documents audiovisuels, on s’interrogera sur un paradoxe : que peut-on voir de l’invisible ? Chaque séance sera donc composée d’extraits de film et d’un exposé oral à partir de sources écrites. Quelle est la relation entre l’image animée et le texte écrit pour l’anthropologie culturelle ? On partira en particulier de l’œuvre de Jean Rouch, écrite et cinématographique. E. Dianteill présentera aussi certains de ses films, et la façon dont il les articule à ses publications écrites.

Pour cette troisième année de tronc commun en théories sociologiques, après l'étude des classiques et des mécanismes clés en L1 et en L2, un thème d'approfondissement qui traverse toute la sociologie est proposé. Il s'agit d'analyser l'autorité. L'enjeu est d'éclairer le fonctionnement des communautés et jusqu'à l'évolution des institutions.

La planète souffre-t-elle de surpopulation? La situation s'aggrave-t-elle ou va-t-on au contraire vers la fin de "l'explosion" de la population mondiale? Répondre à ces questions suppose de confronter les données, des concepts, des théories. Pour rendre compte de la complexité des choses, il faut adopter une approche interdisciplinaire et faire appel à la démographie, mais aussi à l'anthropologie, la sociologie, l'histoire, l'économie, etc. Le cours s'attachera à l'évolution démographiques des pays en voie de développement, en analysant le rôel des grandes variables démographiques (nuptialité, fécondité, mortalité, migrations) dans la croissance de la population. En même temps, des facteurs explicatifs possibles seront examinés, privilégiant une seule cause (urbanisation, éducation, religion, contraception par exemple), ou faisant au contraire appel à des théories plus globales (modernisation, pauvreté, etc.), à travers des exemples concrets: Chine, Bengladesh, Iran, Tunisie, Sénégal, Argentine.

Collecte et élaboration des statistiques relatives aux systèmes éducatifs et aux langues. Analyse des questionnaires et des sources traitant de ces questions. Présentation des panels et enquêtes nationales sur l'éducation en France. Analyse critique des grandes enquêtes internationales sur les compétences scolaires et les compétences des adultes (enquêtes IALS, enquêtes PISA) . Questions de traduction et de comparaisons. Commet étudier l'illettrisme ? L'analphabetisme ? Enjeux des réformes de l'enseignement dans quelques pays

Ce cours se concentrera sur la notion de violence politique. Où commence la violence politique et où s’arrête-t-elle ? Comment en définir les contours ? Quels en sont les ressorts et les principaux facteurs ? Le cours apportera des éléments de réponse à ces questions, en analysant la diversité des formes que peut prendre la violence politique (révolutionnaire, nationaliste, émeutière, étatique etc…). Pour ce faire, il se concentrera notamment sur l’essor et l’histoire de groupes qui ont choisi la voie de la lutte armée, au sortir de 1968 et au cours des années 1970, en Europe, aux Etats-Unis, au Japon.